Orgues

Le Grand-Orgue de la Cathédrale Saint-Maclou de Pontoise

 

Composition actuelle

Pédale

Positif de dos

Grand-Orgue

Récit Expressif

Echo en fenêtre

32 notes
3 jeux en extention

56 notes

56 notes

56 notes

56 notes

Basse 32’

Principal  8’

Bourdon  16’

Quintaton 16’

Flûte à fuseau 8’

Contrebasse  16’

Bourdon  8’

Montre  8’

Diapason 8’

Flûte douce 4’

Flûte 8’

Prestant  4’

Bourdon  8’

Viole de Gambe  8’

Nazard  2’ 2/3

Flûte 4’

Flûte douce 4’

Flûte 8’

Voix Céleste  8’

Quarte  2’

Nazard  2’ 2/3

Prestant  4’

Cor de nuit 8’

Tierce 1’ 3/5

Soubasse 16’

Doublette  2’

Flûte 4’

Prestant 4’

Larigot 1’ 1/3

Basse 8’

Tierce 1’ 3/5

Quinte  2’ 2/3

Flûte 4’

Cymbale III

Flûte douce 4’

Plein-Jeu III

Doublette  2’

Octavin  2’

Piccolo  1’

Plein-Jeu IV

Cromorne 8’

Trompette  8’

Fourniture  IV

Cymbale III

Bombarde  16’

Cymbale  III

Trompette  8’

Cornet  V

Bombarde 8’-16’

Clairon  4’

Trompette  8’

Bombarde  16’

Basson-Hautbois  8’

Trompette  8’

Voix Humaine  8’

Clairon  4’

Clairon 4’

3666 tuyaux

(1), (2) et (3) : jeux en extension, (4) première octave acoustique.

Accouplements : Pos/GO, Réc/GO, Réc/Pos. Tirasses : GO, Pos, Réc, Écho.

Trémolo Réc. Expression Réc. Crescendo. Tutti PJ, tutti général. Combinateur (16x16x16), mémorisation sur disquette.

Disposition de la console :

disposition-grand-orgue-cathedrale-saint-maclou-pontoise

Historique

Le buffet actuel de l’orgue remplace un vieil instrument construit probablement vers 1535-1550. C’est Maistre Mathieu HAZARD qui tient l’orgue en 1580.

En 1715, le Conseil de Fabrique de Saint Maclou approuve le devis de Julien TRIBUOT, facteur à Paris, qui pour la somme de 6000 livres s’engage à construire un orgue de quatre claviers. Une nouvelle tribune est construite en même temps que le buffet, ainsi que la tribune dans le bas-côté, qui supporte la soufflerie. C’est Michel PELLET, maître menuisier à Paris, qui effectue ces travaux, terminés le 9 octobre 1716. Les ferronneries sont dues à Antoine BONTEMPS, serrurier à Pontoise. L’orgue lui-même est achevé en 1721. Le buffet, que l’on peut admirer encore, avec ses huit tourelles, ses six plates-faces et ses quatre-vingt-dix tuyaux en montre, est classé monument historique par les Beaux-Arts.

En 1784, l’orgue nécessite une restauration, et une mise au goût du jour, effectuée par le célèbre facteur d’orgue François-Henri CLICQUOT, qui s’est illustré en construisant les orgues de Notre-Dame et Saint-Sulpice à Paris, et surtout celles de la cathédrale de Poitiers, encore intactes. Cet instrument profondément remanié, réharmonisé est inauguré le 13 octobre 1784 par Claude BALBASTRE, Jean-Jacques BEAUVARLET-CHARPENTIER et son fils Jacques-Marie. Après l’expertise, ils demandent à CLICQUOT l’ajout d’un 7ème soufflet pour alimenter correctement la nouvelle Bombarde de pédale, ainsi que la création d’un clavier d’Écho de 30 notes (au sol) et ses quatre jeux. Mais le 13 avril 1793, les scellés sont mis à l’église. En mai, bals et banquets y sont organisés. Un jour où gronde l’émeute, une foule excitée envahit Saint Maclou et commence à saccager les grandes orgues. Déjà les tuyaux de la montre sont arrachés, quand sous les doigts de la citoyenne organiste AUGER, les trompettes, clairons et bombardes de CLICQUOT retentissent aux accents de la Marseillaise : l’orgue est sauvé.

Orgue Tribuot-Clicquot

1721-1784

Pédale

Positif de dos

Grand-Orgue

Récit

Écho en fenêtre

27 notes

48 notes

48 notes

25 notes

30 notes

Flûte 8’

Bourdon 8’

Bourdon 16’

Cornet V

Bourdon 8’

Flûte 4’

Flûte 8’

Montre 8’

Flûte 8’

Montre 4’

Bourdon 8’

Trompette 8’

Cornet V

Bombarde 16’

Nazard 2’ 2/3

Flûte 8’ (dessus)

Trompette 8’

Doublette 2’

Prestant 4’

Trompette 8’

Tierce 1’ 3/5

Nazard 2’ 2/3

Plein-Jeu V

Quarte 2’

Tierce 1’ 3/5

Trompette 8’

Fourniture IV

Hautbois – Cromorne 8’

Cymbale IV

1ère Trompette 8’

2ème Trompette 8’

Clairon 4’

Voix-Humaine 8’

Sauvé, mais pas pour longtemps. L’église est tour à tour transformée en halle aux grains, puis en temple de la Raison ; on y cantonne cent cinquante prisonniers de guerre. Le 8 juin 1794, singulière innovation liturgique, un grand bal y est donné en l’honneur de l’Être Suprême. Quand en 1802 Saint Maclou est rendu au culte, rats et souris ont rongé porte-vent et tuyaux. Pierre François DALLERY-père, remet l’orgue en état en 1805.

A partir de 1814, Jean-Nicolas (1757-1834), organiste de Saint Gervais à Paris, vient deux fois par an jouer à Saint Maclou, notamment le 27 novembre 1817 pour recevoir, avec Guillaume LASCEUX, les travaux de DALLERY-père à Notre Dame de Pontoise. Il reçoit (seul cette fois) ceux de Louis-Paul DALLERY (le fils du précédent).

En 1842, Pierre-Marie HAMEL, qui vient d’élaborer le projet du grand 4 claviers de la Cathédrale de Beauvais, est mandé pour projeter une nouvelle reconstruction qui sera effectuée par la maison DAUBLAINE-CALINET : réduction à trois claviers, 16 jeux pour le Grand-Orgue, 9 jeux pour le Positif et 8 jeux pour le Récit (incomplet, mais expressif), Pédalier à l’allemande de 20 notes et 5 jeux avec ravalement au la, nouvelle soufflerie et réservoirs, ajout à tous les claviers du premier ut #, et compléments dans l’aigu jusqu’au fa. Le nouvel orgue est inauguré par Louis-James-Alfred LEFÉBURE-WÉLY en 1844. La maison DAUBLAINE-CALINET était en concurrence avec Aristide CAVAILLÉ-COLL, qui proposait aussi la réduction à 3 claviers au fa, pédalier à l’allemande, suppression de l’Écho pour un Récit expressif de 37 notes et 7 jeux (Flûte Harmonique 8, Flûte douce 8, Flûte Octaviante 4, Voix Humaine 8, Clarinette 8, Cor Anglais/Hautbois 8 et Trompette 8).

En 1855 construction de l’orgue de chœur par CAVAILLÉ-COLL qui est tenu par M. MOLLIER, Maître de Chapelle.

Cependant, quelques années plus tard, dans l’après-midi du 18 août 1875, un orage exceptionnel détruit la rosace, et de nombreux vitraux. Or le buffet vient d’être privé de ses panneaux arrières : l’orgue est inondé et mis hors service en peu de temps.

L’orgue est alors entièrement reconstruit par le fameux Aristide CAVAILLÉ-COLL, et inauguré par Alexandre GUILMANT, le 25 octobre 1877 qui joue des œuvres de Lemmens, Guilmant, Mendelssohn, Bach et improvise.

Orgue Cavaillé-Coll

1877

Pédale

Positif de dos

Grand-Orgue

Récit Expressif

20 notes

54 notes

54 notes

42 notes

Contrebasse 16’

Salicional 8’

Bourdon 16’

Bourdon 8’

Flûte Ouverte 8’

Bourdon 8’

Montre 8’

Viole de Gambe 8’

Unda Maris 8’

Bourdon 8’

Voix Céleste 8’

Bombarde 16’

Prestant 4’

Viole de Gambe 8’

Flûte Octaviante 4’

Trompette 8’

Flûte douce 4’

Flûte Harmonique 8’

Octavin 2’

Clairon 4’

Quinte 2’ 2/3

Prestant 4’

Doublette 2’

Flûte Douce 4’

Trompette 8’

Quinte 2’ 2/3

Cor Anglais-Hautbois 8’

Trompette 8’

Doublette 2’

Voix Humaine 8’

Clarinette 8’

Fourniture IV

Cymbale III

Cornet V

Bombarde 16’

Trompette 8’

Clairon 4’

Orage, Tirasses Pos., G-O., Réc., Appels d’Anches Péd., Pos., G-O., Réc..

Expression Réc., Appel machine Barker, Accouplement Pos./GO., Réc./GO.

En 1896, la maison CAVAILLÉ-COLL effectue quelques modifications : pédalier de 30 notes, ajout d’une Flûte 8 au Récit, qui est prolongé à 54 notes. Les travaux sont inaugurés par Eugène GIGOUT (organiste de Saint Augustin à Paris) et Léon BOËLLMANN (organiste de Saint Vincent-de-Paul à Paris). L’orgue est ensuite entretenu par Charles REIMBURG, célèbre harmoniste de la maison CAVAILLÉ-COLL, notamment en 1912. Louis EUGÈNE-ROCHESSON nous donne la composition de l’orgue en 1918. Le 24 avril 1924 l’électricité arrive à Saint Maclou et la soufflerie de l’orgue est électrifiée (pose d’un ventilateur sur la tribune de côté). Après la grande guerre, le goût change encore, et la redécouverte de la musique ancienne nécessite la modification de tous ces instruments symphoniques, impropres à restituer ce répertoire. L’orgue de la cathédrale n’échappe pas non plus à ce courant, et Victor GONZALEZ reconstruit avec le matériel ancien, un nouvel orgue, enrichi en mixtures et mutations diverses, propres à révéler la littérature ancienne, dans tous les recoins encore disponibles. Il est inauguré le 11 janvier 1931, par Marcel DUPRÉ, l’organiste de Saint-Sulpice, et professeur au Conservatoire de la rue de Madrid.

Composition de l’Orgue en 1918

Pédale

Positif de dos

Grand-Orgue

Récit Expressif

30 notes

54 notes

54 notes

54 notes

Contrebasse 16’

Principal 8’

Bourdon 16’

Diapason 8’

Flûte Ouverte 8’

Salicional 8’

Montre 8’

Viole de Gambe 8’

Soubasse 16’

Cor de nuit 8’

Bourdon 8’

Voix Céleste 8’

Bourdon 8’

Flûte creuse 8’

Viole de Gambe 8’

Bourdon 8’

Prestant 4’

Flûte Harmonique 8’

Flûte Octaviante 4’

Bombarde 16’

Flûte douce 4’

Prestant 4’

Octavin 2’

Trompette 8’

Nazard 2’ 2/3

Flûte Douce 4’

Clairon 4’

Doublette 2’

Quinte 2’ 2/3

Trompette 8’

Doublette 2’

Clarinette 8’

Trompette 8’

Fourniture IV

Voix Humaine 8’

Cymbale III

Hautbois 8’

Cornet V

Bombarde 8-16’

Trompette 8’

Clairon 4’

Orage, Tirasses Pos., G-O., Réc., Appels d’Anches Péd., Pos., G-O., Réc. Expressions Pos, Réc.,

Appel machine Barker, Accouplement Pos./G-O., Réc./GO, Réc/Pos, trémolo Réc

En 1940, un obus atteint la cathédrale. En plus des dégâts dus au souffle et aux gravats, des vitraux sont brisés et l’eau entre à nouveau dans l’orgue. Il a encore besoin de réparations, effectuées par le facteur pontoisien Louis EUGÈNE-ROCHESSON, auteur du Grand-Orgue de l’église Notre-Dame à côté d’ici. Les rares jeux d’anches qui restaient de CLICQUOT, disparaissent. L’orgue se dégrade rapidement et devient injouable (notamment les transmissions électriques et pneumatiques de GONZALEZ et de ROCHESSON) malgré les interventions sporadiques de J. BEUCHET. A partir de 1976 est lancé le projet de restauration.

En 1979/1980. La société GONZALEZ (Georges DANION) reconstruit à nouveau l’orgue, en le rééquilibrant. L’orgue est inauguré le dimanche 12 octobre 1980 par Gaston LITAIZE. Les travaux consistent à la construction de nouveaux sommiers, recevant une nouvelle mécanique à ruban d’acier, et une nouvelle console de claviers. Le tirage des jeux est électrifié, permettant l’emploi d’un combinateur. Le grand Récit est partagé en deux claviers, pour recréer un clavier d’Écho, à l’image du premier orgue. Une nouvelle soufflerie (réservoirs et régulateurs) est disposée dans le soubassement de l’orgue. La tuyauterie est restaurée et réharmonisée. Pose de nouveaux jeux (Voix humaine au Récit, Cymbale à l’Écho) et transfert de certains jeux (Piccolo déplacé du Positif au GO, et suppression de la Gambe du GO). L’orgue est maintenant régulièrement entretenu par Marc HÉDELIN.

Composition actuelle

1980-2000

Pédale

Positif de dos

Grand-Orgue

Récit Expressif

Echo en fenêtre

32 notes
3 jeux en extention

56 notes

56 notes

56 notes

56 notes

Basse 32’

Principal  8’

Bourdon  16’

Quintaton 16’

Flûte à fuseau 8’

Contrebasse  16’

Bourdon  8’

Montre  8’

Diapason 8’

Flûte douce 4’

Flûte 8’

Prestant  4’

Bourdon  8’

Viole de Gambe  8’

Nazard  2’ 2/3

Flûte 4’

Flûte douce 4’

Flûte 8’

Voix Céleste  8’

Quarte  2’

 

Nazard  2’ 2/3

Prestant  4’

Cor de nuit 8’

Tierce 1’ 3/5

Soubasse 16’

Doublette  2’

Flûte 4’

Prestant 4’

Larigot 1’ 1/3

Basse 8’

Tierce 1’ 3/5

Quinte  2’ 2/3

Flûte 4’

Cymbale III

Flûte douce 4’

Plein-Jeu III

Doublette  2’

Octavin  2’

 

 

 

Piccolo  1’

Plein-Jeu IV

Cromorne 8’

 

Trompette  8’

Fourniture  IV

Cymbale III

 

Bombarde  16’

 

Cymbale  III

 

 

Trompette  8’

 

Cornet  V

Bombarde 8’-16’

 

Clairon  4’

 

 

Trompette  8’

 

 

 

Bombarde  16’

Basson-Hautbois  8’

 

 

 

Trompette  8’

Voix Humaine  8’

 

 

 

Clairon  4’

Clairon 4’

3666 tuyaux

(1), (2) et (3) : jeux en extension, (4) première octave acoustique.

Accouplements : Pos/GO, Réc/GO, Réc/Pos. Tirasses : GO, Pos, Réc, Écho.

Trémolo Réc. Expression Réc. Crescendo. Tutti PJ, tutti général. Combinateur (16x16x16), mémorisation sur disquette.

d’après Louis EUGÈNE-ROCHESSON,

Robert VALETTE et Jean-Marc BAFFERT

Les organistes de saint-maclou :

–/—

Estienne Souchon

1551: Henry Bellenger

1575 ?-1595 ? : Mathieu Hazard

—/—

1640 : Le Cocq

1646-1660 : Pierre Du Four

1663-1671 : Philippe Porcher

1671 : Jacques Leclerc

? : Jacques Vaillant

1683- 1717 : Guy Allou

1721-1748 : nouvel orgue : ? Madeleine Allou ?

1748-1763 : Madeleine Allou

? : Marie-Catherine Allou

1768-1775 ? : Charlotte-Nicole Allou

1775 : Marie-Margueritte-Geneviève Dubacque

1780? – 1792 : Pierre Vaillant

1792-1808 : Françoise-Geneviève et M.-M.-G.Dubacque

1808- ? : Madeleine-Thérèse-Nicole Auger

? – 1852 : Jenny Auger

1852 ? – 1853 : Mme Bracard

1853-1859 : Henri Allaire

1859- ? : Marie Mollier

? – 1892 : Margueritte Mollier

1892-1938 : Gaston Bélier

1938-1956 : Maurice Schwaab puis Albert Lejeune (dès 1951)

1956-1997 : Robert Valette

1997- Aujourd’hui : Philippe Bardon


Orgues de Saint Maclou

Présence d’un orgue dès 1540

1649: Pierre Du Four

1671 :Jean de Joyeuse ?

1674 :François Ducastel

nouvel orgue :

1716-1720
Réceptionné le 20 Juillet 1721 : Julien Tribuot
entretien : Marcellin Tribuot
puis Jean Renault

puis Lair (1773)

1782-1784 : François-Henri Clicquot

réception par Claude Balbastre et Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier
inauguré par Balbâtre et Charpentier père et fils le 13 octobre 1784
entretien : Lair(1805)

puis Le Bercheux -1807

1807 : Pierre-François Dallery

1817 : Passage de Guillaume Lasceux et Louis-Nicolas Marrigues (qui vient deux fois par an)

1824 : Louis-Paul Dallery

1830 : Louis-Paul Dallery
réception par Louis-Nicolas Marrigues le 15 juin 1830

1842-1844 : Hamel et Daublaine-Callinet

réceptionné par L.J.A. Lefébure-Wély, Fessy, Boulanger et Hamel le 27 août 1844

1877 : Aristide Cavaillé-Coll
inauguré par Alexandre Guilmant le 25 octobre 1877

1896 : Aristide Cavaillé-Coll
inauguré par Eugène Gigout et Léon Boëllmann (?) le 25 octobre 1896

1912 : Charles Reinburg

concert de Louis Vierne le 14 juin

1930-1931 : Victor Gonzalez
1 novembre 1930 : passage de C.-M. Widor
inauguré par Marcel Dupré le 11 janvier 1931

1949-1951 : Louis Eugêne-Rochesson
inauguré par Marcel Dupré le 29 avril 1951

1979-1980 : Georges Danion (M° Gonzalez)
inauguré par Gaston Litaize et Robert Valette le 12 octobre 1980

2000 : Marc Hédelin
nouveau combinateur inauguré par Michel Bouvard